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La marche

La première procession en l’honneur du Bienheureux Richard eut lieu en 1867 du 13 au 15 octobre. Ce triduum permit aux habitants d’Ham-sur-Heure et de Beignée de s’associer à la béatification, qui avait eu lieu cette année, en participant à la grand-messe et à la procession qui s’arrêtait déjà à la maison natale du Bx Richard. Rien ne permet de dire, à l’heure actuelle, que cette première procession fut accompagnée d’une escorte.

Un ouvrage concernant le bienheureux Richard édité en 1957 indique : « Chaque année, le dimanche qui suit le 10 septembre, les habitants
de Ham-sur-Heure et les pèlerins de la région avoisinante se concentrent au hameau de Beignée pour invoquer le Bienheureux et célébrer
sa gloire ».

C’est lors d’une réunion tenue le 29 mai 1960 chez Raymond Hardat que le Corps d’Office de la Marche Saint Roch de Beignée décida d’escorter la procession du Bienheureux Richard. La première sortie aurait lieu le 18 septembre de la même année. L’officier actuel des voltigeurs, Michel Bal, prit part à cette sortie alors qu’il devait à peine être âgé de 3 ans. Herman Blampain, major de la marche Saint Roch, et José Saint-Paul, adjudant, furent chargé par le comité de concrétiser le projet. Herman Blampain devait prendre contact avec le curé ainsi qu’avec les forains
lors de la kermesse de juillet. Pour sa part, José Saint-Paul se chargeait des contacts avec l’administration communale. Ils organisèrent en outre une tombola pour financer le projet, tombola dont les lots seraient achetés auprès des commerçants du village. Pour ce qui est de la batterie, Raymon Hardat devrait se contenter de trois tambours alors que sa batterie était habituellement composée de 6 tapins. Le fifre officiant
à la Saint Roch serait également retenu. Cette décision fut prise pour éviter de grever un budget déjà serré.

Il fut décidé en 1961 qu’une foire commerciale serait en outre organisée dès le vendredi. Cet évènement serait géré par un comité composé
des différentes associations de la localité, dont la Marche Saint Roch de Beignée. L’année suivante, la tombola fut abandonnée au profit
de la vente de cocardes. Malheureusement, les comptes cumulés de Saint Roch et du Bienheureux Richard présentèrent rapidement un déficit
de quelques 15.000 francs. Une aide substantielle, (8000 francs), du comité de la foire commerciale ainsi que le bénéfice (10.000 francs) tiré
de l’organisation d’un « cabaret artistique » le 8 avril 1963 tenu au salon Freddy Lejeune permirent de rétablir l’équilibre. Cette situation financière se répéta les années suivantes, obligeant les organisateurs à mettre sur pied des activités complémentaires pour pallier au déficit de la Marche. Cette situation ne fera qu’empirer lorsque la foire commerciale ne sera plus organisée en raison de sa faible rentabilité.

Nous savons également qu’en 1967, une sortie particulièrement fastueuse eut lieu à l’occasion du centenaire de la béatification du Bienheureux Richard.

Tant bien que mal, le comité de la Marche poursuivra ses efforts jusqu’en 1980 lorsqu’il sera décidé, après 20 années de participation,
de ne plus escorter la procession, faute d’argent.

L’ouvrage que Roger Foulon à consacré aux Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse fait mention de l’escorte, et ce au milieu des années ’70.

La procession fut toutefois encore escortée par les Jeunes Voltigeurs, compagnie dirigée par Jean Adrianssens, qui pour l’occasion reçut
une « prime » de 5000 francs allouée par le Marche de Beignée en vue de l’organisation de l’escorte. Suite à la disparition de cette compagnie,
ce furent Les Flanqueurs de la Garde de Beignée, et leur président, Michel Ranwez, qui continuèrent à déléguer 8 hommes en costumes
pour porter la statue du Bienheureux le dimanche après-midi. Cette délégation fut fidèle au poste jusqu’en 2003.

Notons également qu’une tentative de reprise de la Marche fut tentée au début des années ’90, entre autres par les Grenadiers d’Ham-sur-Heure et à l’instigation de leur commandant, Maurice Staelens. Cette tentative ne rencontra pas le succès espéré et la procession sortit à nouveau
sans escorte.

La fanfare de Beignée à quant à elle toujours accompagné la procession, que ce soit en costume d’Empire ou en civil lorsque l’escorte disparut.

Malgré les avatars et les difficultés de tous ordres rencontrés par les marcheurs de Beignée, nous pouvons affirmer que l’escorte ne s’est jamais réèllement éteinte grâce à l’acharnement des Beign’tis à faire vivre leurs traditions.

Le comité de l’ASBL Marche du Bienheureux Richard, déjà constitué en 2004 reprit le flambeau et assura le port de la Statue cette année là.

Cet historique a pu être dressé grâce aux informations collectées par Michel Ranwez. Qu’il en soit ici remercié.

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